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Fonds Charles Blanc-Gatti

SIK-ISEA accueille le Fonds Charles Blanc-Gatti (1890–1966) au début des années 1990, complété par une seconde donation au milieu des années 2000. La richesse et la cohérence des documents qu’il contient en fait une archive de premier plan pour la recherche sur le musicalisme.

 

Portrait de Charles Blanc-Gatti, [vers 1930], (Photographe : Rodolphe Schlemmer)

Brevet d’invention pour «L’orchestre chromophonique» de Charles Blanc-Gatti, Paris 23.10.1934

«Le Meurtrier» (mesures 47 à 48), [partition lumineuse sur un texte d’Yvanhoé Rambosson], 1936

Texte «le meurtrier» d’Yvanhoé Rambosson annoté par Charles Blanc-Gatti, 1936

«La cuisine électrique» (pos 4 à 12), [projection publicitaire], 1935

Au Studio Montreux Colorfilm de Charles Blanc-Gatti, [1938–1940], Photographe inconnu(e)

Carnet de croquis, 17 juillet 1945

Dessinateur formé au Collège scientifique de Lausanne, Charles Blanc-Gatti (1890–1966) mène une carrière d’artiste à Paris dans la foulée de l’orphisme et du futurisme, où il est une figure majeure de la recherche sur les synesthésies artistiques et des correspondances sensorielles, avant de leur donner de l’ampleur en Suisse.

Charles Blanc-Gatti, peintre, musicien amateur mais aussi pionnier du cinéma d’animation en Suisse, appartient à une génération d’artistes fascinés par la «musicalisation des arts». Membre fondateur, en 1932, de l’Association des artistes musicalistes à Paris, il publie en 1934 un manifeste «Des sons et des couleurs», dans lequel il dresse une synthèse des recherches scientifiques et artistiques consacrées aux possibles correspondances entre gammes chromatique et musicale. Ce projet d’une transposition visuelle de la musique sera celui d’une vie, par la peinture dans un premier temps, abstraite mais aussi figurative, puis par de multiples dispositifs de projections lumineuses destinées à la scène mais aussi à l’écran cinématographique voire au «petit écran» télévisuel, avant d’envisager la radio comme médium optimal des échanges entre l’ouïe et la vue: du transfert des sens à l’interférence des médias.
De retour en Suisse peu avant la Seconde Guerre mondiale, il délaisse l’abstraction pour la représentation du paysage de montagne. La quête des correspondances sensorielles ne le quitte pas, puisqu’il formulera des réflexions au sujet d’une «esthétique alpestre» à l’appui de nombreux dessins en milieu alpin.

Les archives du peintre Charles Blanc-Gatti, inventoriées sous la cote AR 107, ont été déposées sous forme de donation à l'Antenne romande de l'Institut suisse pour l'étude de l'art (SIK-ISEA) à Lausanne le 30 mars 1992 par la famille de l’artiste. Le fonds est complété en novembre 2005, puis à nouveau en novembre 2006.

L'intérêt du Fonds Charles Blanc-Gatti réside dans la variété et l'abondance des sources, principalement de la correspondance et des manuscrits de l'artiste et théoricien (articles, conférences, scénarios de films, pièce radiophonique, scénarios publicitaires, notes, journal), ainsi que des articles de presse sur l'artiste lui-même, de même que différents documents sur le musicalisme et la Corporation romande des arts. Par ailleurs, il comprend une importante série d'œuvres originales, essentiellement des pastels et des carnets de croquis, dont certains, pour des raisons de conservation, ont été déposés au Musée cantonal des beaux-arts à Lausanne en 2008 (Inv. 2008-381 à Inv. 2008-403).

Cote

SIK-ISEA, Archives suisses de l'art, AR 107

Conception et réalisation

Sarah Burkhalter, dr ès lettres, direction de projet
Aglaja Kempf, lic. ès lettres; Paul-André Jaccard, lic. ès lettres, textes et choix des illustrations


Contact

Archives suisses de l’art, Antenne romande
T +41 21 692 30 98
aglaja.kempf@sik-isea.ch

Publié le 24.02.2016